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Combien de séances de kinésiologie faut-il prévoir ?

Photo du rédacteur: Marylise Sartou
Marylise Sartou
10 août
3 min de lecture

C’est une question que j’aime bien, parce qu’elle est concrète et parce qu’elle touche à quelque chose d’important : personne n’a envie de s’engager dans un accompagnement sans fin, ni de dépenser sans savoir où l’on va.

Je vais donc répondre le plus franchement possible, en assumant que la vraie réponse commence par « ça dépend », mais en donnant des repères utiles.


Une séance, trois, dix ? Voici des repères honnêtes sur le nombre de séances de kinésiologie à prévoir selon votre situation, et les signes d'un suivi qui s'éternise.

Les repères les plus courants

Dans la grande majorité des situations, trois séances suffisent à voir un mouvement réel.

Pour une demande précise et récente, comme une appréhension avant un examen, une difficulté de sommeil apparue il y a quelques semaines, ou une période de tension identifiée, une à trois séances sont souvent suffisantes.

Pour une problématique plus ancienne ou plus diffuse, du type manque de confiance installé depuis longtemps, fatigue chronique, ou schéma qui se répète, comptez plutôt trois à cinq séances, espacées de trois à quatre semaines.

Pour les enfants, c’est généralement plus court : deux à trois séances dans la plupart des cas.

Ces chiffres sont des ordres de grandeur, pas des forfaits. Certaines personnes viennent une fois et n’ont plus besoin de revenir. D’autres reviennent ponctuellement pendant des années, une ou deux fois par an, comme on prend un rendez-vous d’entretien.


Pourquoi espacer les séances

C’est un point sous-estimé. Il ne sert à rien d’enchaîner les rendez-vous à quelques jours d’intervalle.

Après une séance, quelque chose continue de se mettre en place, souvent sans qu’on s’en rende compte immédiatement. Il faut du temps pour que les effets se manifestent dans le quotidien, et du temps pour pouvoir les observer.

Un espacement de trois à quatre semaines est un bon rythme dans la plupart des cas. Il permet de laisser agir, de constater ce qui a bougé, et d’ajuster la séance suivante à partir d’éléments réels plutôt que d’impressions.

Après une période difficile intense, on peut resserrer un peu, à deux semaines. Au-delà de six à huit semaines d’écart, on repart souvent d’assez loin.


Comment savoir qu’on a terminé

Il n’y a pas de signal officiel. Mais quelques indices reviennent souvent.

Vous arrivez en séance sans demande claire, parce que « c’était prévu ». Vous constatez que la situation qui vous avait amenée ne vous préoccupe plus vraiment. Vous vous surprenez à réagir différemment sans y avoir pensé. Vous avez retrouvé une capacité à gérer seule ce qui vous dépassait.

Quand ces signes apparaissent, je vous le dis. Je préfère largement une personne qui arrête et revient dans un an, qu’une personne qui continue par habitude.


Et le budget

C’est une question légitime, et vous avez le droit de la poser sans gêne.

La kinésiologie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie. Certaines mutuelles proposent un forfait « médecines douces » qui peut couvrir une partie des séances. J’ai consacré un article entier à ce sujet, avec la marche à suivre pour vérifier votre contrat.

Si le budget est un frein, dites-le moi simplement. On peut espacer davantage, ou concentrer le travail sur l’essentiel. Il vaut mieux deux séances bien menées qu’un suivi qu’on abandonne à mi-parcours pour des raisons financières.


En résumé

Prévoyez d’abord une séance. Voyez comment vous vous sentez dans les semaines qui suivent. Décidez ensuite.

C’est la manière la plus simple, la plus honnête, et celle que je recommande à tout le monde. Vous n’avez rien à vous engager au-delà du premier rendez-vous.

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